
Espèces protégées versus remise en état du domaine public maritime
Par David DEHARBE, avocat gérant (Green Law Avocats)
Le tribunal administratif de Bastia a refusĂ© de liquider une astreinte provisoire infligĂ©e Ă Mme B qui n’a pas remis en Ă©tat une parcelle du domaine public maritime.
Cependant, la Cour administrative d’appel de Marseille a annulĂ© son jugement en raison de l’inopĂ©rance d’un moyen : l’impossibilitĂ© de remettre en Ă©tat le domaine public Ă cause de la prĂ©sence d’une espèce protĂ©gĂ©e.
Saisi d’un pourvoi, le Conseil d’État a prĂ©cisĂ© si le juge de l’exĂ©cution peut refuser la liquidation d’une astreinte provisoire du fait de la prĂ©sence d’une espèce protĂ©gĂ©e.
En rĂ©ponse, la Haute juridiction estime que le juge de l’exĂ©cution doit Ă©tudier la menace pesant sur une espèce protĂ©gĂ©e avant de liquider l’astreinte (dĂ©cision commentĂ©e : CE, 19 dĂ©cembre 2024, n°491592).



